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Lucius Accius ou ATTIUS : Il fut un poète tragique né en 170 avant J.C. à Pisaurum en Ombrie, fils d'un affranchi. Il fut un écrivain prolifique qui jouit d'une grande réputation On pense qu'il écrivit un peu plus de 45 piècees dont la plus grande partie était consacrée Troie. « Toutes les fois qu'il est question de savoir lequel est le premier, le vieux Pacuvius est tenu pour le plus savant, Accius pour le plus élevé. » Horace, Epîtres, II, 1. Les titres de ses œuvres ainsi que d'importants passages sont arrivés jusqu'à nous parce qu'ils ont été cités par d'autres auteurs. Ses sujets favoris portaient sur tout ce qui avait un rapport avec la guerre de Troie. Son style est vigoureux, il est l'inventeur de quelques innovations en matière d'orthographe et de grammaire. Mais, il n'écrivit pas que des pièces de théâtre; il produisit aussi des écrits sur l'histoire de la littérature et de la grammaire, textes qui sont totalement perdus aujourd'hui..On lui prête la fameuse sentence : «  Oderint dum metuant  » (Qu'ils me haïssent du moment qu'ils me craignent) qui fut attribuée par la suite à Caligula. Nul ne connaît la date de sa mort, selon Cicéron, il vécut de longues années et décéda à un âge avancé.

Gaius Acilius: Il fut sénateur et historien. Il écrivit une histoire de Rome, rédigée en grec, qui allait des premiers temps jusqu'en 184 avant J.C. Selon Tite Live, elle parut en 142 avant J.C. Seuls quelques fragments nous sont parvenus. Son œuvre fut traduite par un Claude, certainement Claudius Quadraginus .

Acté : Claudia Acte

C'est une affranchie qu'on pense être venue d'Asie Mineure et qui fut une amante de Néron. Elle avait du être, avant lui, la possession de Claude. Elle devait faire partie de la suite de sa fille : Octavie. Certains ont avancé qu'elle aurait été la maîtresse d'Othon, futur empereur et ami de débauche de Néron. Avec la bénédiction de Sénèque et contre la volonté d'Agrippine, Néron en fit sa maîtresse ; il pensa même l'épouser après avoir répudié sa femme Octavie, son précepteur (Sénèque) dut invoquer la raison d'Etat pour l'en dissuader mais en 58 après J.C., Poppée la remplaça dans le cœur de l'empereur. A la mort de ce dernier, elle enterra ses restes dans le tombeau des Domitii. Des inscriptions retrouvées nous montrent l'état de sa grande richesse.

Lucius Afrianius : Un poète comique qui connut des années de gloire vers 94 avant J.C. Ses comédies mettaient en scène principalement des moments de la vie courante de la classe moyenne. Il s'inspira beaucoup de Ménandre (dramaturge athénien des années 310 avant J.C.). Il dit lui-même que ce grec fut à la source de son inspiration.

Gnaeus Domitius Ahenobarbus : Il fut tribun du peuple en 104 avant J.C. Il fut à l'origine de la lex Domitia de Sacerdotiis par laquelle les prêtres des collèges supérieurs devaient être élus par les comices tributes et non cooptés. Il fut élu Pontifex Maximus en 103 avant J.C., consul en 96 avant J.C. et censeur en 92 avant J.C. avec Lucius Licinius Crassus avec qui il fut souvent en désaccord.

Gnaeus Domitius Ahenobarbus :

Il fut un partisan de Pompée, il fut pardonné par César à la mort de ce dernier. Puis en républicain convaincu, il rejoignit les forces de Brutus, un des assassins de César. Il commanda ses forces navales à la bataille de Philippes et remporta la victoire sur les navires d'Octave et d'Antoine mais en vain car les forces terrestres furent défaites. Durant un temps, il se retourna vers la piraterie en Méditerranée, puis Antoine lui pardonnant ses actes antérieurs grâce à la médiation d 'Asinius Pollio , le nomma gouverneur de Bithynie ; voyant l'ascension d'Octave, il trahit Antoine avant la bataille d'Actium, dégoutté en bon Romain qu'il était par son comportement avec Cléopâtre. Il décéda peu après.

Son fils se maria à Antonia, la fille d'Antoine, il fut le grand-père de Néron.

Lucius Domitius Ahenobarbus : Fils de Gnaeus Domitius Ahenobarbus , il fut consul en 54 avant J.C. et en 49 avant J.C. (7 janvier), le Sénat le désigna pour être gouverneur de la Gaule Transalpine en remplacement de J. César. Il épousa Porcia, une sœur de Caton d'Utique. Dans un premier temps, ennemi de Pompée, il rejoignit bientôt son parti contre César. Il recruta une armée parmi ses clients (18.000 hommes) qu'il voulut dresser contre ce dernier mais il se trouva encercler dans Corfinum qui capitula bientôt. Il commandait l'aile droite à Pharsale et y fut tué.

Dometius Afer : Il est connu pour avoir été le maître à penser de Quintilien. Il fut un orateur et avocat romain né à Nîmes. Il fut, tour à tour, consul sous Caligula, curateur des eaux sous Néron. Il mourut en 60 après J.C., si on écoute Saint Jérôme.

Agrippine l'Ainée : ou Agrippina Major

Elle est la fille de l'ami d'Auguste, Agrippa, et de la fille de l'empereur, Julie, elle se trouve donc être sa petite-fille. Elle va épouser son cousin, Germanicus, qui, lui, est le neveu d'Auguste. Ils eurent 9 enfants dont 6 survivront, parmi ceux là, il y eut CALIGULA et la mère de Néron, Agrippine la Jeune. Elle a toujours été une femme de tête qui a poussé son mari sur le devant de la scène, lui qui avait une grande réputation et aurait pu inquiéter Tibère pour la succession impériale. Son mari va se retrouver en Orient, éloigné de Rome par la jalousie de Tibère. Là-bas, elle aura deux enfants, Germanicus va se quereller avec Pison, gouverneur de Syrie, il va mourir dans d'étranges conditions; Pison et sa femme vont être accusé de sa mort. Elle va ramener les cendres de la dépouille de son mari. Pendant deux ans, elle va vivre sur le Palatin pour élever ses enfants, Livie, femme d'Auguste, va l'aider.

Elle va vouloir se remarier avec A. Gallus, son beau-frère, ce qui lui est refusé par Tibère qui voit en lui un opposant. Elle, surtout fréquentant un milieu hostile à Séjean, est considérée par l'empereur comme une ennemie potentielle : "Bientôt Séjan, abusant de sa douleur et de son imprévoyance pour lui porter un coup plus fatal, lui fit donner l'avis perfidement officieux qu'on voulait l'empoisonner ; qu'elle se défiât des festins de son beau-père. Agrippine ne savait point dissimuler. Un jour elle était à table, près de l'empereur, silencieuse, le visage immobile, ne touchant à aucun mets. Tibère s'en aperçut, soit par hasard, soit qu'il fût averti ; et, pour mieux pénétrer sa pensée, il loua des fruits qu'on venait de servir, et en présenta lui-même à sa bru. Les soupçons d'Agrippine s'en accrurent. Elle remit les fruits aux esclaves, sans en avoir goûté. Tibère cependant ne lui adressa pas une parole ; mais, se tournant vers sa mère, il dit que ce ne serait pas une chose étonnante qu'il fût un peu sévère pour une femme qui l'accusait d'empoisonnement. Aussitôt le bruit se répandit que la perte d'Agrippine était résolue, et que l'empereur, craignant les regards des Romains, cherchait la solitude pour consommer ce crime." Tacite, Annales, IV, 54.

En 29 après J.C, sur ordre de Tibère, elle est arrêtée ainsi que deux de ses fils. Ils sont exilés sur l'île de Pandataria et en 33 après J.C., elle y meurt d'épuisement après avoir refusé de s'alimenter.

Purius Postumius Albinus: Consul de l'année 110 avant J.C. Il mena les armées romaines contre Jugurtha, il commanda donc avant Metullus et Marius , il dut rentrer à Rome et laissa le commandement des troupes à son fils Aulus qui subit une très lourde défaite devant le roi numide. Il fut jugé par un tribunal qui devait examiner un certain nombre de personnes qui étaient accusés de s'être laissé corrompre par Jugurtha et il fut condamné à l'exil.

Marcus Ambivulus: ou Ambivius ou Ambibulus.

Deuxième procurateur de Judée. On ne sait pratiquement rien de lui. Il fut en poste de 9 après J.C. à 12 après J.C.

Ammien Marcellin:

Il est né à Antioche vers 330 après J.C. et serait mort à Rome avant 400 après J.C. Il était issu d'une famille noble de la ville. Il fut un des derniers grands écrivains païen mais il était si indulgent pour les chrétiens que certains historiens l'ont soupçonné d'appartenir à cette nouvelle religion.

En premier lieu, il fut soldat, il fut officier de cavalerie dans l'armée de Constance II et de Julien l'Apostat. Il eut comme protecteur à la cour et ailleurs : Ursinus (commandant de l'armée d'Orient). Il fut un membre de la garde particulière de l'empereur ( protectores domestici ) . C'est seulement lorsqu'il tomba en disgrâce, à l'avènement de Valentinien I et de Valens qu'il se mit à écrire.

Bien que Grec, il écrivit en latin pour rédiger une HISTOIRE ( Res Gestae ) ou plus exactement Rerum Gestarum ab Excessu Divi Nervae Libri XXXI . Il le fit entre 375 après J.C. et 395 après J.C. Ces Res Gestae commençaient avec le règne de Nerva et s'arrêtaient à la mort de Valens. Il prenait donc la suite de Tacite. De ses écrits, seuls 17 livres nous sont parvenus, ceux qui vont de 353 après J.C. à 378 après J.C. On peut constater que plus on approche de la fin de son ouvrage, de moins en moins les livres qui composent son Histoire sont des résumés de faits et d'évènements, ce qui permet à ce qui a été conservé d'être de plus en plus détaillé. Son style est à l'image de celui de son époque, c'est-à-dire ampoulé, artificiel mais il est impartial, ne fait jamais aucun commentaire ; il demeure un historien essentiel pour la connaissance du Bas-empire.

Amulius: Il fait partie de la légende de la création de Rome. Il était le fils de Procas , roi des Albains, et le frère de Numitor . Tous deux devaient régner par alternance, une année chacun, mais Amulius ne laissa pas le pouvoir à son frère. Il décida de le priver de descendance en faisant de sa fille, Rhéa Silvia, une vestale. « … il leur laissa le trône, en leur prescrivant de régner alternativement chacun pendant une année. Mais Amulius ne donna pas l'empire à son frère, et, pour le priver de postérité, il fit grande-prêtresse de Vesta, Rhéa Silvia, sa nièce, afin de la tenir dans une éternelle virginité… » Pseudo Aurelius Victor, I. (trad. Panckoucke, 1846). Selon un oracle, les jumeaux nés de sa nièce, ne devaient lui poser que des problèmes. C'est pour cela qu'il décida leur mort mais l'homme chargé de les exécuter les prit en pitié et les abandonna, ils furent recueillis par une louve… Et ainsi commença la légende de la naissance de Rome.

« …une louve altérée, descendue des montagnes d'alentour, accourut au bruit de leurs vagissements, et, leur présentant la mamelle, oublia tellement sa férocité, que l'intendant des troupeaux du roi la trouva caressant de la langue ses nourrissons. Faustulus (c'était, dit-on, le nom de cet homme) les emporta chez lui et les confia aux soins de sa femme Larentia. » Tite Live, I, 3.  

Andriskos: Il se fit passer pour Philippes, fils illégitime de Persée, il voulut se faire reconnaître par le roi des Séleucides, Démétrios I, qui le livra aux Romains. Il s'évada et souleva la Macédoine ; après un petit succès, il fut battu par Q. Caelius Mettelus, il eut encore quelques aventures avant d'être capturé et exécuté par ces mêmes Romains qu'il avait voulus berner.  

Livius Andronicus :Il vécut au 3 ème siècle avant J.C. Il fut esclave puis affranchi, c'était un Grec de Tarente ce qui expliquerait son esclavage à la chute de la ville où il fut probablement fait prisonnier. Il fut à l'origine de l'introduction de la littérature grecque à Rome, bien plus, on l'appela le fondateur du théâtre romain, en 240 avant J.C., il fait jouer la première tragédie latine : « Achilles », il traduisit, mal, l'Odyssée pour un de ses élèves puisqu'il fut répétiteur et maître d'école. Il réussit à faire d'Ulysse un héros italique qui fut le personnage central d'une épopée nationale romaine. (idée développée par Marcel Le Glay dans « Rome I-grandeur et déclin de la République » Perrin, Tempus.)Il fut aussi acteur et écrivit pour lui-même, il traduisit de nombreuses pièces grecques ; son œuvre, dont il ne reste pratiquement rien de nos jours, fut très marquée par la pensée grecque. Il devait la citoyenneté romaine à la protection de la gens des Livii .

Lucius Anicius: Il fut préteur pérégrin et se vit confier l'Illyrie. Après l'avoir vaincue, au cours de la 3éme guerre de Macédoine, il conquit aussi l'Epire.

Antinoüs : Il naquit vers 110, aux dires des historiens, qui fixent cette date en fonction de celle de sa mort lorsqu'il avait 20 ans comme les statues le représentant le laissent supposer.

Le terme de sa vie se situe le 30 octobre 130 lorsqu'il se noya dans le Nil. Il était originaire de Bithynie (nord ouest de la Turquie ). L'Histoire a retenu son nom car il a été l'amant de l'empereur Hadrien (l'empereur Julien l'Apostat le cite dans un de ses écrits : les « Caesares ») mais celle-ci ne peut dire quand, ni comment ils se rencontrèrent ; on ne peut que supposer qu'elle eut lieu lors d'un voyage de l'empereur en cette contrée.

Sa mort donna lieu à de nombreux commentaires. Elle eut comme version officielle la thèse l'accident mais des rumeurs se répandirent dans tout l'empire disant qu'il avait été tué sur ordre de l'empereur lui-même ou qu'il se serait suicidé pour lui permettre de prolonger sa vie ; on faisait beaucoup appel à la magie à cette époque. Cette dernière hypothèse fut défendue par Dion Cassius : «  il avait été son mignon et était mort en Egypte, soit pour être tombé dans le Nil, comme l'écrit Adrien, soit pour avoir été immolé en sacrifice, comme c'est la vérité ; car Adrien, ainsi que je l'ai dit, était très curieux, et il recourait à la divination et à des pratiques magiques de toute sorte. Aussi, soit en souvenir de son amour, soit en récompense de sa mort volontaire (il avait en effet besoin, pour ses pratiques, de quelqu'un qui consentît à donner sa vie) honora-t-il Antinoüs, au point d'établir une colonie dans l'endroit où était arrivé ce malheur…» LXIX, 11.

Et pour Aurélius Victor : «  Adrien, disent-ils, désirant une longue vie, consulta les devins, qui lui assurèrent que son vœu s'accomplirait, si quelqu'un consentait à mourir pour lui chacun refusait ; Antinoüs seul se dévoua généreusement ; de là, tous les hommages rendus à sa mémoire… » Les Césars, 14.

Les historiens de l'Antiquité ont reproché à Hadrien, non pas son homosexualité, la morale en ce domaine était tout à fait différente de la notre, mais d'avoir pleuré Antinoüs comme une femme. Selon « l'histoire Auguste », les Grecs le divinisèrent à la demande d'Hadrien. L'empereur fonda une ville qui porta le nom de son jeune amant : « ANTINOOSPOLIS » et frappa des monnaies à son effigie qui circulèrent en Orient. On prétend même que des oracles se rendaient en son nom ; ils auraient été composés par l'empereur lui-même.

Son souvenir hanta les vieux jours d'Hadrien. Lorsqu'il fit construire sa villa à Tibur, le spectre de son favori était partout. Certains historiens, en particulier H. Kähler, virent dans le Canope (rappel de la ville égyptienne du même nom) de la ville Adriana à son terme, un monument funéraire d'Antinoüs. Ce Canope était un plan d'eau qui voulait rappeler celui qui reliait Alexandrie à la ville de Canope. Il se terminait par un bâtiment (SERAPEUM) où l'on a retrouvé une statue du jeune homme. Décidément oui, il était partout.

Marcus Antonius: Père de Marc Antoine ; il fut recherché par les tueurs de Cinna et de Marius. Il put se réfugier chez un campagnard dont un esclave fut trop bavard. Dénoncé, il se trouva face à face avec un tribun militaire qui lui trancha la gorge. Il parait que ce fut la mort qui fit le plus plaisir à Marius.

Lucius Antonius: Il était le plus jeune frère de Marc Antoine  et son plus dévoué supporter; il était donc le fils de Marcus Antonius Creticus et de Julia Cesaris , une cousine de Jules César. Il fut toute sa vie un partisan acharné de son frère aîné, Marc Antoine. Selon Plutarque, il passa sa jeunesse au milieu de gens de mauvaise compagnie. L'année de la mort de Jules César, il était tribun de la plèbe (44 avant J.C.). En 41 avant J.C., il se retrouva consul avec Publius Servilius Vata , il donna son aide à la femme de son frère, Fulvie, pour lever huit nouvelles légions pour combattre Octave. Tous deux finirent assiéger dans Peruse qui se rendit, vaincue par la famine. Octave détruisit la ville mais les ménagea, ils furent tous deux exilés.

Marcus Antonius dit Antyllus: 47 avant J.C. ; 30 avant J.C. C'était le fils aîné de Marc Antoine qu'il eut de sa troisième femme : Fulvie. Quand il était très jeune, il fut fiancé à la fille d'Octave : Julia Caesaris. Lorsque l'alliance entre son père et son futur beau-père prit fin et dégénéra en guerre civile, ses fiançailles furent évidement cassé. Octave l'assassina à Alexandrie en 30 avant J.C.

Jullus Antonius : 47 avant J.C. ; 2 avant J.C. Il naquit à Rome et fut le second fils de Marc Antoine et de Fulvie. Après le suicide de son père, il fut élevé par sa belle-mère : Octavie (sœur d'Auguste). Il se maria avec une fille de la même Octavie : Claudia Marcella . Il suivit le cursus honorum de tout riche Romain. Il fut préteur en 13 avant J.C., consul en 10 avant J.C. puis proconsul d'Asie en 7 avant J.C. Il fut convaincu d'adultère pour avoir été un des amants de la fille d'Auguste : Julie et il se suicida

Apicata: Femme de Séjan, elle se suicida à la mort de son mari lorsqu'elle vit ses enfants exposés sur les escalier des Gémonies. « On résolut ensuite de sévir contre les derniers enfants de Séjan, quoique la colère du peuple commençât à s'amortir, et que les premiers supplices eussent calmé les esprits. On les porte à la prison: le fils prévoyait sa destinée; la fille la soupçonnait si peu que souvent elle demanda quelle était sa faute, en quel lieu on la traînait, ajoutant qu'elle ne le ferait plus, qu'on pouvait la châtier comme on châtie les enfants. Les auteurs de ce temps rapportent que l'usage semblant défendre qu'une vierge subît la peine des criminels, le bourreau la viola auprès du lacet fatal. Puis il les étrangla l'un et l'autre, et les corps de deux enfants furent jetés aux Gémonies! » Tacite, Annales, V, 9.  

Appien : vers 95-170
On va donner ces dates car elles paraissent les plus vraisemblables, elles répondent le mieux à un faisceau de probabilités.
C’est un historien ancien de langue grecque qui vient d’Alexandrie.
Tout ce que l’on sait de lui provient de la préface de son « Histoire Romaine » (depuis l’aube de Rome jusqu’à Trajan) et d’une lettre qu’il écrivit à Fronton (rhéteur, avocat, grammairien, ami de Marc-Aurèle dont il fut le précepteur) et de sa réponse.
Il est certainement issu d’une famille très aisée de la ville d’Alexandrie, c’est du moins ce qu’il écrit dans sa préface. A Rome, il fut avocat du fisc c’es à dire défenseur des intérêts de l’Empereur. Il dut être au service de plusieurs d’entre eux et finit par en être récompensé par Antonin le Pieux qui le nomma : procurateur comme nous l’apprend une lettre de Fronton.
C’est à la fin de sa vie qu’il composa son « Histoire Romaine » comportant 24 livres. Une partie en est perdue, il ne nous reste plus que la préface et les livres VI à IX et XI à XVII plus quelques fragments. Ses écrits sont novateurs puisque jusqu’alors les historiens rédigeaient leurs textes par ordre chronologique des évènements qu’ils racontaient mais lui le fit suivant la géographie, racontant l’histoire d’une nation ou de faits survenus depuis leur début jusqu’à leur fin.

Appuleia: Fille de Saturninus.

Atia Balba Caesonia : ou tout simplement ATIA ou ATIA BALBA SECUNDA.
Elle est connue de l’histoire pour être la mère de l’empereur Auguste.
La légende veut qu’elle soit tombée enceinte du futur empereur pendant un sommeil artificiel, dans le temple d’Apollon (près du théâtre de Marcellus) provoqué par le dieu transformé en serpent pour l’occasion.
Elle est née en 85 avant J.C. La famille dont elle était issue faisait remonter ses origines à la guerre de Troie, à un guerrier troyen nommé Atys. Et elle était la fille de Julia, sœur de J. César.
Elle se maria deux fois. Le père d’Auguste, Gaius Octavius, fut son premier mari. A son décès, elle se remaria avec Lucius Marcus Philippus qui fut gouverneur de Syrie après avoir été consul en 56 avant J.C. Elle et lui déconseillèrent à Octave, futur Auguste, d’accepter l’héritage de J. César.
Elle mourut en 43 avant J.C.
D’après Suétone et d’autres contemporains, ce fut une matrone exemplaire, Tacite parle d’elle dans son « Dialogue des Orateurs » en la comparant à la mère des Gracques et à celle de J. César.
C’est tout le contraire du personnage mis en scène dans le feuilleton « Rome ».

Aratus :
Poète grec du III°s. avant J.C. Il a composé un poème sur l’astronomie (« les Phénomènes et les Pronostics ») qui fut,  entre autres, traduit par Cicéron ce qui explique la  référence qu’il en fait dans le « De Republica ».

  Archelaos: Le meilleur général de Mithridate à qui ce dernier avait confié une armée et une flotte avec pour mission de lui gagner les Achéens, les Lacédémoniens, les Béothiens et les Théssaloniens. Avec sa flotte, il tenta de soumettre toutes les îles de la mer Egée. Durant cette guerre, il se réfugia au Pirée devant laquelle Sylla mit le siège et fit porter tous ses efforts. Il s'enfuit de la ville qui fut prise et saccagée par les troupes du futur dictateur. Puis, il fut écrasé à la bataille de Chéronée.

Ariarathe: Deuxième fils de Mithridate, commandant une de ses armées avec pour objectif de soumettre la Thrace et la Macédoine durant la guerre que son père mena contre Rome.  

Aristonicos :Bâtard de Attale de Pergame, il contesta à Rome, les armes à la main, l'héritage de son père. Il vainquit le consul Publius Livius Crassus Mucianus mais, l'année suivante, fut à son tour battu par le consul Marcus Perpena et c'est un autre qui le fit exécuté après avoir figuré dans son cortège triomphal.

« Aristonicus prétendit qu'il était descendant de la famille royale et s'empara du pays par les armes. Il fut vaincu par Marcus Perpenna et après avoir figuré dans un cortège triomphal, mais dans celui de Manius Aquilius, il paya de la vie le crime qu'il avait commis ; il avait en effet au début de la guerre fait assassiner le très savant jurisconsulte Crassus Mucianus qui revenait alors de son proconsulat d'Asie. » Velleius Paterculus, livre II, 4.

Attianus : Tuteur d'Hadrien puis préfet du prétoire.

Aulus Sempronius Asellio: qui a rapport avec un âne, ânier. En 88 avant J.C., il est préteur urbain, assailli sur le Forum, il se réfugie près du temple de Vesta où il est poignardé. Ce qui montre bien la violence latente de cette fin de République.

Decimus Valerius Asiaticus: C'était un Allobroge, né à Vienne. Il fut un des premiers Gaulois à être admis au Sénat. Il fut deux fois consul, en 35 après J.C. sous le règne de Tibère et en 46 après J.C. sous le règne de Claude. Il devint propriétaire des jardins de Lucullus. Jalousé par Messaline alors épouse de Claude, il fut contraint au suicide par l'empereur en 47 après J.C.

Lucius Cornelius Scipio Asiaticus: Comme beaucoup d'hommes de cette famille, il fut un général et un homme d'Etat. Il fut consul en 190 avant J.C. et au cours de cette année là commanda les armées romaines à la victoire de Magnesia.

Publius Terentius Varro Atacinus: (85 avant J.C. ; 35 avant J.C.) Ce fut un des premiers poètes romains. Il est né en Gaule Narbonnaise, près de la rivière Atax (Aude) d'où son surnom. Seuls quelques fragments de son œuvre subsistent de nos jours. Il traduisit le poète alexandrin Appollonius Rhodius en latin.

Attale III : Dernier roi du royaume de Pergame. Il régna peu de temps, de 138 à 133 avant J.C. Si la politique ne l'intéressait pas par contre les sciences naturelles le passionnait. Il légua ses états aux Romains qui en firent l'embryon de la Province d'Asie, en fait, il légua ses biens particuliers et c'est la République romaine qui interpréta en sa faveur ce qui était écrit.

Aurelia Cotta :
Elle est connue de l’histoire pour avoir été la mère de JULES CESAR. En tout, elle eut 3 enfants, un garçon (Jules César) et 2 filles.
Elle est issue de la glorieuse famille des AURELLI et elle peut s’enorgueillir d’avoir eu trois frères qui, tous, furent consuls.
Tout le monde s’accorde pour dire qu’elle fut une femme et une mère exemplaire. Son mari décéda jeune et elle ne se remaria jamais.
C’est une de ses servantes, d’autres historiens disent que c’est elle-même, qui déclencha le scandale de la Bona Dea dans lequel le principal acteur était Clodius.
Elle meurt vers 53 avant J.C.

Julius Ausonius: Médecin de Valentinien I ; il fut à la tête de l'Illyrie. Il mourut en 377 après J.C., il était le père du poète Ausone. Il écrivit des livres sur la médecine qui sont perdus.

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