Arx:

 

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C’est la partie septentrionale de la colline du Capitole, séparée du sud-est, c'est-à-dire du Capitole proprement dit par une dépression (Asylum). Elle fut la citadelle de Rome après que la Ville se soit étendue suffisamment pour englober le Quirinal et le Viminal, à cette époque la cité était plus communément nommée « la ville des quatre régions ».

 

arx002--->Maquette de A. Caron.

On peut voir, au sommet de l’Arx (milieu de l’image) avec  le temple de Junon Moneta ; au sommet de l’image, il y a le Capitole, proprement dit avec le temple de Jupiter très Bon et très Grand (Jupiter Capitolin) et sur la gauche, le commencement  des Forums impériaux (en bas de l’image) et le Forum républicain (en haut, à gauche de l’image).

 

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---> Maquette de A. Caron. http://www.maquettes-historiques.net/page4.html

On peut voir l’Arx en premier plan avec, désigné, le temple de Junon Moneta, accolé à lui, celui de l’Honneur et de la Vertu et un peu plus bas le temple de la Concorde.

 

La hauteur de cette partie de la colline était de 49 mètres et avait à peu près un hectare de superficie. L’Arx était aussi appelé arx Capitolina ( T. L. VI, 20, 9 ; XXVIII, 39, 5 ; Val. Max., VIII, 14, 1 ; Tac. Hist. III, 71). Cette colline gardera une importance militaire jusqu’au I er siècle après J.C. (voir Aberystwyth Studies v.1923 33-41, la preuve en est que Sabinus (frère de Vespasien, fut préfet de Rome, tenta de rallier le peuple à son frère mais devant l’intervention des partisans de Vitellius,  se réfugia sur le Capitole où il trouva la mort) tint l’Arx et non le temple de Jupiter) bien qu’il n’y eut pas de garnison permanente. Dans les premiers temps, des sentinelles étaient postées tandis que se déroulaient les Comices au Champ de Mars, elles devaient surveiller si, à partir du Janicule, on ne voyait pas d’ennemis qui approchaient.

« …dans les premiers temps, Rome était entourée de nombreux ennemis. Les Romains, craignant que quelque peuple voisin n'attaquât furtivement la ville et ne s'emparât du Janicule pendant qu'ils seraient dans les assemblées centuriales, décidèrent qu'ils ne voteraient point tous ensemble et que quelques-uns d'entre eux veilleraient sur cette colline, successivement et en armes. Tant que durait l'assemblée, une garde était établie au Janicule : lorsque l'assemblée était au moment de se séparer, on enlevait l'étendard militaire et la garde se retirait. Il n'était plus permis de délibérer, dès que le Janicule n'était pas gardé ; mais cela n'avait lieu que pendant les assemblées par centuries, parce qu'elles se tenaient hors des murs et que tous les citoyens qui avaient des armes étaient tenus de s'y rendre. » Dion Cassius, XXXVII, 28.   

Un autre signal y était hissé – Vexillum russi coloris – que l’on a souvent évoqué (T.L., IV, 18, 6 ; XXXIX, 15, 11 ; Fest. 103 ; Serv.Aen. VIII,1.) et les sonorités d’une trompette se faisaient entendre.

« Je ne distinguerai point les jours proeliales des jours appelés iusti, qui sont trente jours consécutifs, pendant lesquels l'armée étant convoquée, un drapeau de couleur rousse est placé au Capitole. » Macrobe, I, 16, 15.

On raconte que Titius Tatius (Roi de Cures donc des Sabins, pendant 5 ans régna conjointement avec Romulus) y vécut ainsi que M. Manlius Capitolinus (dû son surnom au fait d’avoir défendu le Capitole devant les Gaulois de Brennus-épisode des oies du Capitole- mais sa famille avait déjà comme  cognomen « Capitolina »pour avoir habiter ce lieu) dont la maison fut détruite en 384 avant J.C. quand le Sénat décréta que nul patricien ne pourra établir sa résidence sur l’Arx ou sur le Capitole (T.L., V, 47, 8 ; VI, 20, 13) sur son emplacement , Camille fit ériger le temple de Juno Moneta en 344 avant J.C. Un autre temple fut érigé sur cette colline en 217 avant J.C., celui de la Concorde, et  certainement deux autres consacrés à VEDIOVIS (un des plus anciens dieu de Rome, aux fonctions incertaines, il avait un autre temple sur l’île tibérine) et à HONOS et VIRTUS (q.q.v.)

arx004---> Le Capitole à l’âge de bronze. (Museo della Civiltà Romana)

On ne trouve nul témoignage d’autres édifices publiques, mais au nord-ouest, on pouvait voir l’Auguraculum, espace herbeux d’où les augures faisaient leurs observations.

Sa topographie initiale est incertaine, la construction de l’église et du cloître de S. Maria in Aracoeli, au neuvième siècle, changea complètement la face des choses (cf. Rodocanachi, le Capitole, 237-242). 

Lorsque furent posées les fondations du monument dédié à Victor Emmanuel qui couvre maintenant la majeure partie de l’Arx et de ses pentes, on trouva les restes des murs de l’enceinte primitive (NS 1887, 113 ; BC 1887, 175, 275 ; Mitt. 1889, 254 et 3) des fragments de ce qui sera appelé plus tard les murs serviens passant au nord, exactement deux au nord-est et un au nord-ouest (NS 1889, 254-255 ; 1891, 104 ; 1893,287).

Des maisons privées se trouvaient à quelques distances du sommet comme le montrent des restes trouvés près de S. Rita et le long de la via Giulio Romano

« De ces deux attaques (entre partisans de Vitellius et Vespasien) également imprévues, celle de l'Asile était la plus vive et menaçait de plus près. Nul moyen d'arrêter les assaillants, qui montaient par une suite de maisons contiguës, élevées dans la sécurité de la paix, à une telle hauteur qu'elles étaient de niveau avec le terrain du Capitole. » Tacite, Histoires, III, 71.

 

Tout ce qui est en italique a été rajouté par l’auteur du site ainsi que les images.

 

 

Librement traduit du livre de Samuel Ball Platner intitulé : A Topographical Dictionary of Ancient Rome
                                                                                               London: Oxford University Press, 1929.

 

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